Celui là a débordé
Pour ceux qui n'auraient pas bien compris, contrairement à ce que pourraient laisser penser certains derniers articles, je suis reparti à vélo.
Eh ben vous savez quoi ? j'ai eu tort. Je me suis fait chier. Mon vélo déjà en peine a fini sur les rotules. Il faisait chaud, trop chaud. J'ai essayé de rouler de nuit, mais tout ce que j'ai gagné c'est des piqures de moustiques et des erreurs de parcours. Les touristes aussi, rohlala tous ces touristes. Et puis les paysages du Médoc, franchement, c'est vraiment pas mon truc. Tous les jours je me demandais: pourquoi je suis reparti. Et le jour d'après: pourquoi pourquoi. Et ainsi de suite.
J'ai vécu des jolis moment quand même, je vais pas cracher partout. Par exemple: un rapace gros comme la jambe qui décolle à un mètre de moi, et me suis sur cinquante, je crie "salut copain" et il me répond par un cri ce petit rigolo. J'étais comme un enfant. Ou Karine et sa famille si gentille et si chouette qui m'invitent pour le petit déjeuner, quel délice. Et puis évidemment, cet instant magique et suspendu, glané entre Royan et Grave. Ya pas à dire, c'étaient des belles choses.
Oh vous jouez de l'accordéon ? Vous nous jouerez bien un petit air, Monsieur le Maire veut vous entendre jouer ! Eh bien non, Monsieur le Maire peut aller se brosser, je veux pas. Alors yora pas, et c'est tout. Eh, boudez pas non plus, c'est pas contre vous, mais j'ais plus envie, c'est tout. Ni de rouler, ni de voir, ni de découvrir, ni de faire flonflon, ni de conter. En un mot comme en cent: marre. C'est plus mon truc.
Quel dommage.
J'ai pas su m'arrêter au bon moment, quand j'étais encore bien. Tout moi ça. Bah, ça va revenir.
En attendant j'irais cueillir des pommes dans le Calvados, et écrire des articles. C'est mon truc ça, en ce moment. Espérons que j'arrive à m'arrêter avant que ça me ressorte par les trous de nez.