➳ Crapahute à Vélo

Estomac yoyo

Quand je suis tout seul je mange peu. Pain, pommes, carottes: je bouffe comme un cheval ! Pis du fromage aussi, pour le luxe. Ce n'est pas que je mange peu vraiment, mais c'est que je mange à ma faim plutôt qu'à celle des autres.

Tu reprendras bien de l'entrée ? Allez finis dont le plat. Tu es jeune. Il en a besoin le pauvre, c'est vrai. Oui allez Colin, finis donc. On va pas remettre ça au frigo quand même. Regarde je te mets ça (non vraiment merci) allez je te mets tout (mais non voyons) voilà mange, il te faut des forces. C'est bien.

Alors quand je remets mes coudes sur une table en compagnie d'autres humains, il me faut toujours un peu de temps pour en revenir. Sur le bateau, Jean-Chri se plaignait: mais tu manges rien toi. Deux jours plus tard, je mangeais 2 fois plus que lui… la mer ça creuse.

Mais je crois aussi que l'effort du vélo, je le connais maintenant. C'est un sport long, régulier, on pousse sur les guibolles et doucement, et on s'économise. Sans broncher, on endure les cahots, on plisse les yeux sous le soleil, on souffle. Pas besoin de milles victuailles une fois qu'on a optimisé le bonhomme!

Et des fois même, je surbouffe. J'ai été accueilli plusieurs jours par une très gentille famille à St Maixent. On y mangeait bien, trop presque. À rajouter à celà la bouffe bénévole du festival des Rife où je donnais un coup de main, j'étais blindé de nourriture. Que je mangeais tout de même en rab volontaire, parce que de la bouffe comme ça je n'en avais pas tout le temps!

Il y a la bouffe qui tient au corps, et la bouffe sociale. Entre les deux, mon estomac balance, pas trop j'espère, il s'agierait pas de tout rendre !